dimanche 4 novembre 2007

ESTELLE

1. Le métro parisien



Photographie de Christophe Jacrot


La première image qui m’est venue en pensant à la ville de Paris a été une photographie de la tour Eiffel, ainsi que d’autres monuments mondialement connus. Cependant en poussant ma réflexion plus loin je me suis demandé ce qu’évoquait réellement Paris pour moi. J’ai alors pensé à mon quotidien, quel était mon rapport à cette ville,… J’en ai tiré la conclusion que l’endroit dans lequel je passe le plus de temps lorsque je me rends dans cette ville est le RER, ainsi que le métro parisien.


Cette photographie a été prise par Christophe Jacrot depuis les rails lors du passage d’un train. Je l’ai choisie parce que je pense qu’elle représente la plupart des caractéristiques de Paris. Elle évoque le mouvement, la fluidité, la séparation (le métro parisien se compose généralement de deux quais séparés par deux voies en contrebas, ce qui se rapproche de la Seine et de ses deux rives), les perspectives liées aux grands boulevards ainsi qu’aux grandes percées conçues par Haussmann, la notion de passage, de flou, de quelque chose d’insaisissable (des milliers de personnes circulent quotidiennement dans la ville et se croisent sans se connaître). Que ce soit dans le métro ou les rues de Paris, on va d’un lieu à un autre. Par ailleurs le métro est un lieu où l’on se retrouve quotidiennement mêlé à la foule.Le photographe a voulu créer un effet de lumière : l’ombre et la lumière, le jour et la nuit, l’inconnu et le connu. La ville possède une activité diurne mais aussi nocturne. Il s’agit d’une ville tellement grande que l’on ne pourra jamais la connaître entièrement.


Enfin j’ai choisi cette photographie parce que le métro parisien existe depuis plus d’un siècle. Il est indissociable de Paris.


2. Poème


La parade de Paris

C’est la parade des grands monuments
Tour Eiffel Notre-Dame
La foule va et vient baguenaude des Champs-Elysées
à la Défense.
Elle flâne du côté de l’Ecole militaire
où les beaux zouaves ont laissé la place
aux embouteillages.
Dans les voitures il y a des gens qui habitent
dans de grandes tours le long des grands boulevards
et qui achètent mille choses dans de grands magasins
et puis vont flâner le long des quais
pour oublier les fumées des usines
qui polluent la Seine
et tuent les légumes dans les jardins de banlieue.
Sous les grandes gares – Gare de Lyon – Gare d’Austerlitz - Gare du Nord – Gare de l’Est – Gare Montparnasse
Le métro conduit aux musées
où derrière les vitrines lumineuses
la reine Karomama sourit avec ses lèvres orientales
et des jeunes filles rêveuses
vont acheter à la FNAC un album plein de photographies
de dieux et d’idoles qu’elles contemplent avec des yeux tristes
de somnambules urbaines.

André Laude


3. Mise en scène contemporaine de la mémoire de Paris



Fresque de la sation de métro Bastille

AURELIEN

1. La flânerie



Claude Monet , Gare st Lazare 1871


2. Extrait de roman


Les flâneurs


La plupart des hommes se promènent à Paris comme ils mangent, comme ils vivent, sans y penser... Oh! errer dans Paris! adorable et délicieuse existence! Flâner est une science, c'est la gastronomie de l'oeil. Se promener, c'est végéter; flâner, c'est vivre.


Balzac, "Phsysiologie du mariage".


3. Mise en scène contemporaine de la mémoire de Paris


Rotonde de la Villette , Claude nicolas Ledoux, 1785

La Rotonde de la villette a été bâtie entre 1784 et 1789. Elle faisait partie du mur des fermiers généraux,et servait en tant que barrière d'octroi.
Pour augmenter son numéraire et raccourcir notre horizon , la ferme a jugé nécessaire de mettre Paris en prison.

LAURENT

1. LE METRO PARISIEN




N’habitant pas à Paris, ma vision est très différente de celle des parisiens.

Mon image est un montage photos montrant les noms des arrêts de métro. Ceci est l’image la plus présente de Paris dans mon esprit. Le métro est un moyen de transport que nous n’avons pas en province et étant venu à Paris dans mon enfance, les trajets me paraissaient très amusant. Le fait de circuler sous terre, et d’avoir un effet de surprise, de HASARD au fil de notre ITINERAIRE me semble très important.


2. Mise en scène contemporaine de la mémoire de Paris



Mon image illustrant la mise en scène contemporaine de la mémoire de Paris est aussi une image de station de métro, la station BASTILLE.

BRENDA

1. PARIS: LA VILLE DU HASARD






Notre mémoire met en valeur l’espace en le faisant devenir « lieu ». La ville est pleine de mémoires qu’on trouvent dans des parcours. Pour moi, Paris est une ville mystérieuse, pour s’y perdre et profiter du hasard en la découvrant, et pour suivre la mémoire ancienne de l’intuition.

J’ai choisi cette image parce que c’est une rue qui montre le mystère de Paris, au-delà des escaliers se cache une surprise, on ne sait pas ce qu'on y trouvera…

2. Poème


A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d’une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair…puis la nuit ! – Fugitive beauté
Dont le regard m’a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

Ailleurs, bien loin d’ici ! Trop tard ! Jamais peut-être !
Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j’eusse aimée, ô toi qui le savais !

Charles Baudelaire


3. Mise en scène contemporaine de la mémoire de Paris



Pour moi, une mise en scène de la ville contemporaine est un parcours hasardeux. La ville est elle-même le scénario, et ses habitants sont les acteurs. La ville de Paris, particulièrement, a toujours été pour moi la ville du romantisme, du surréalisme, des flâneurs...

J’ai fait un parcours guidé par le hasard: j’achète un billet de métro, et en faisant l’addition des chiffres du billet [2+1+0+8=11], je décide de prendre le métro et de descendre 11 stations après. Je prends le métro à Basilique Saint Denis, et je descends à Miromesnil. Je prends la sortie qui est la plus proche. A la sortie, je vois un homme et je me dirige dans la direction où il regarde, jusqu’au feu rouge. A droite je vois une vitrine avec des chaussures, il y a seulement une paire rouge, donc je tourne à droite et je marche dans une rue. Deux personnes me font prendre à ma gauche, donc je tourne à gauche et je marche deux rues. Je vois une moto avec la plaque AB221J, donc je tourne à droite et je marche deux rues, après je tourne à gauche et je marche deux rues, après je marche une rue…je trouve l’église de la Madeleine.